08/03/2012

spots walons / proverbes & expressions en langue wallonne (sûte / suite)

400     

fin

Fin conte fin, gn-a pont d' dobleure.

T. L. (Tissu) fin contre (tissu) fin, il n'y a pas de doublure.

Intelligent contre intelligent, on se vaut.

 

401      

fiyate

CONFIANCE

Gn-a pont d' fiyate à li.

T. L. Il n'y a pas de confiance en lui.

Se dit de quelqu'un dont on ne peut avoir confiance en la parole.

 

402     

flaîrant

PUANT

Li ci qui mougne bon, tchît flaîrant.

cf. - mougni 563.

 

403     

fleûr

FLEUR

Il a co l' fleûr su l' ouy.

T. L. Il a encore la fleur sur l'œil.

Se dit de quelqu'un qui reste guilleret malgré un certain âge avancé.

 

404     

for

FOUR

On pinse mwints côps cûre,  èt l' for toume.

cf. - cure 258.

 

405     

for

Il a d'morè trop longtimps o for.

T. L. Il est resté trop longtemps au four.

Se dit de quelqu'un qui a les cheveux roux.

 

406      

for

C' è-st-on bia for, damadje qu' il a si pau d' gueûye (= damadje qu' on n' lî a pont faît d' gueûye).

T. L. C'est un beau four, dommage qu'il ait si peu de gueule (= dommage qu'on ne lui ait pas fait de gueule).

Se dit à propos d'un vaniteux qui par surcroît n'adresse la parole à personne.

 

407     

forboûre

BOUILLIR

Ële forboût foû d' sès cotes.

cf. - cote 198.

 

408     

forgon

FOURGON   (de four)

Èvoyi l' rauve après l' forgon.

 

409     

fotche

FOURCHE

Ièsse su paus su fotches.

cf. - rauve 777.

cf. - pau 662.

 

410     

foûr

FOIN

Totes lès bièsses ni mougnèt nin do foûre.

cf. - bièsse 77.

 

411      

foûr

I n' crét nin (= I n' crècherè jamaîs) do foûre assèz po stopè l' gueûye dès djins.

T. L. Il ne croît pas (/ Il ne poussera jamais) assez de foin pour boucher la bouche des gens.

Il est difficile de faire taire les mauvaises langues.

 

412     

foûr

Awè do foûre su l' cina.

T. L. Avoir du foin dans le fenil.

C'est avoir des ressources, de la fortune.

 

413     

foûr

Fènè lès wayins d'vant lès foûres.

cf. - wayin 1006.

 

414     

frochi

FROISSER

On lî a frochi s' pani.

T. L. On lui a froissé son panier.

Se dit d'une jeune fille qui n'est plus vierge. Note. — Cette expression m'a été rapportée par de vieux cinaciens qui en trouvent l'origine par le fait qu'autrefois les femmes portaient une espè­ce de jupon bouffant garni de cercles de baleines qu'on appelait : panier.

 

415     

fwace

FORCE

On-èst todi djondu d' après sès fwaces.

T. L. On est toujours touché selon ses forces.

Plus la position est élevée, plus les revers sont grands. S'emploie également en cas de maladie : on est attaqué selon ses forces.

 

416     

galant

GALANT

C' è-st-on galant d' dicauce, il è r'va avou lès violons.

T. L. C'est un amoureux de ducasse, il s'en retourne avec les violons.

C'est un individu en qui on ne peut avoir confiance.

 

417     

galant

Èle candje di galant come di tch'mîje.

T. L. Elle change d'amoureux comme de chemise.

C'est une personne légère, volage, changeante, versatile

 

418     

galant

Ièsse binvenûwe di s' galant.

T. L. Etre bien accueillie de son galant.

Se dit ironiquement d'une ménagère qui est favorisée d'un beau temps quand elle lessive.

 

419     

gade

CHÈVRE

Il èst todi èwou qu' lès gades si sukèt.

T. L. Il est toujours où les chèvres se donnent des coups de tête.

Se dit plaisamment à quelqu'un qui se trouve souvent où il ne devrait pas être ; parfois aussi à quelqu'un qui se trouve souvent où un événement se produit, où il y a des ennuis à avoir.

 

420     

gaye

NOIX

Ièsse li baston aus gayes.

cf. - baston 47.

 

421      

gaye

Awè dès gayes à scafyi.

T. L. Avoir des noix à écaler.

C'est avoir de graves problèmes à résoudre, de sérieu­ses difficultés à surmonter.

 

422     

gaye

Èwou qu' i gn-a dès gayes,  i gn-a rade on baston.

T. L. Où il y a des noix, il y a vite une gaule.

Quand il y a de l'argent ou un intérêt en perspective, il

y a vite des amateurs ; là où il y a des jeunes filles riches ou avenantes, il y a vite des prétendants.

 

423     

gaye

Arindji (one saqwè) come dès gayes su on baston.

T. L. Arranger (quelque chose) comme des noix sur un bâ­ton.

C'est établir un plan, un projet, une combinaison inexécutable.

 

424     

gayète

CAILLETTE

S'on nè l' conureut nin, on l'loumereut : Gayète.

T. L. Si on ne la connaissait pas, on l'appellerait : Gaillette.

Se dit d'une personne sale et dégoûtante.

 

425     

glène

GLANE

Ni tâtoz nin vos glènes.

T. L. Ne tâtez pas vos glanes.

Se dit à quelqu'un pour l'inviter à ne pas lambiner, à agir sans perte de temps inutile.

 

426     

grègne

GRANGE

Is sont parints do costè do l' vîye grègne.

cf. - parint 658.

 

427     

guète

GUÊTRE

Énn' awè plin sès guètes.

T. L. En avoir plein les guêtres.

C'est être fatigué par des efforts successifs. C'est aussi être lassé par les impertinences de quelqu'un.

 

428     

guète

Lèvè l' guète.

T. L. Lever la guêtre.

C'est s'en aller, s'enfuir.

 

429     

gueûye

GUEULE

N'awè qui l' gueûye di bone.

T. L. N'avoir que la gueule de bonne.

Se dit d'une personne qui se vante aisément ou qui promet monts et merveilles sachant bien qu'elle ne pourra s'exécuter.

Se dit aussi de quelqu'un qui a la critique facile, d'un médisant.

 

430     

gueûye

C' è-st-on bia for,  damadje qu' il a si pau d' gueûye.

cf. - for 406.

 

431      

gueûye

Awè trop d' gueûye.

T. L. Avoir trop de gueule.

C'est manquer de discrétion, raconter tout ce que l'on sait de quelqu'un, généralement pour faire du mal.

 

432     

gueûye

Fè alè s' gueûye.

T. L. Faire aller sa gueule. C'est médire, calomnier.

 

433     

gueûye

Awè one mwaîje gueûye.

T. L. Avoir une mauvaise gueule.

Se dit de quelqu'un qui cherche à semer la discorde en médisant ou en calomniant.

 

434     

gueûye

Si lèyi tchîr o l' gueûye.

T. L. Se laisser chier dans la gueule.

C'est supporter toutes les impertinences qui vous sont adressées.

 

435     

gueûye

I n' crét nin do foûre assèz po stopè l' gueûye dès djins.

cf. - foûre 411. ê

 

436     

gueûye

Si foute è l' gueûye do leûp.

cf. - leûp 467.

 

437     

gueûye

Awè one gueûye à trinte-chîs toûrnants.

T. L. Avoir une gueule à trente-six tournants.

Se dit d'une  personne qui  se complaît à  médire,  à calomnier.

 

438     

gueûye

Clôs t' gueûye,  si ti n' vous nin qu' on tchîye didins.

T. L. Ferme ta gueule, si tu ne veux pas qu'on foire dedans.

Se dit pour clore le bec à un médisant à qui on pourrait adresser les plus véhéments reproches. S1

 

439     

gueûye

Fè di s' gueûye èt rin o s' boûse.

T. L. Faire de sa gueule et rien dans la bourse.

Se dit de quelqu'un qui fait étalage de toilette et d'un train de vie que ses moyens financiers ne permettent pas.

 

440     

guîye

QUILLE

Ièsse ricî come on tchin dins on djeû d' guîyes.

T. L. Etre reçu comme un chien dans un jeu de quilles.

C'est être reçu sans considération lorsqu'on arrive mal à  propos.

 

441      

ièbe

HERBE

Alè broyi s' cu su lès-ièbes.

cf. - eu 241.

 

442     

ièbe

Côpè l' ièbe dizos l' pîd.

T. L. Couper l'herbe sous le pied.

C'est supplanter quelqu'un dans une affaire.

 

443     

ièbe

Lès mwaîjès-ièbes créchèt voltî.

cf. - crèche 217.

 

444     

ièsse

ÊTRE

On n' pout nin ièsse èt awè stî.

T. L. On ne peut pas être et avoir été.

Se dit plaisamment à quelqu'un qui regrette de vieillir. On ne peut pas toujours être jeune.

 

445     

ignîre

FUMÉE

I gn-a pont d' ignîre sins feu.

T. L. Il n'y a pas de fumée sans feu.

En général, il ne court point de bruit qui n'ait quelques fondements.

 

446     

îpe

HERSE

On n' saureut fè on bia saut avou one îpe à s' dos.

T. L. On ne saurait faire un beau saut avec une herse à son dos.

La présence d'un importun est toujours désagréable ; les soucis, les tracas sont parfois des obstacles qui empê­chent toute tentative de réalisation.

 

447     

juje

JUGE

On n' sét jamaîs ç' qu' i gn-a o l' panse do juje.

cf. - panse 639.

 

448     

keûse

COUDRE

Èle keûd voltî à l' grosse awîye.

T. L. Elle coud volontiers à la grosse aiguille.

Se dit à propos d'une femme avide de relations sexuel­les.

Note. — grosse awîye = verge.

 

449     

quèwe

QUEUE

Crèche come lès quèwes di vatche,  après têre.

cf. - crèche 218.

 

450     

k(i)chitè

EMBRENER

On n' èst jamaîs kichitè (= d'bèrné) qu' pa do stron.

T. L. On n'est jamais embrené que par un étron.

Signifie qu'on n'est jamais sali que par la boue, par la canaille.

 

451      

k(i)pètrogni

DISPUTER

Si k'pètrogni (= si dispètronè) po dès makes d' atètches.

T. L. Se disputer pour des têtes d'épingles. C'est chercher noise pour des futilités.

 

452      

laîd

LAID

Vif

Il èst laîd (= vîy) assèz po fè on mwârt.

T. L. Il est laid (/ vieux) assez pour faire un mort.

Se dit généralement à propos d'un vieillard malingre, maladif et dont il faut s'attendre à une fin prochaine.

Se dit parfois ironiquement à quelqu'un qui se plaint de maux imaginaires.

 

453     

laîd

Bia o l' bêrce, laîd à l' danse.

cf. - bia 69.

 

454     

laîd

I gn-a l'laîd qu' èst toumè, i f'ré bia d'mwin.

T. L. Le laid est tombé, il fera beau demain.

Se dit ironiquement quand on voit tomber quelqu'un. Note. — II y a dans cette expression une allusion au  temps.

 

455     

laîd

I n' èst nin laîd, si c' èsteut l' môde.

T. L. Il n'est pas laid, si c'était la mode.

S'emploie quand on veut signifier que tout est conven­tion. Se dit également en guise de consolation quand on est tenu d'accepter une chose qui ne correspond pas au désir souhaité.

 

456     

laîd

Ièsse ossi laîd qu' on mwârt.

T. L. Etre aussi laid qu'un mort.

Se dit de quelqu'un qui a les yeux hagards, le visage d'une pâleur excessive soit des conséquences d'une maladie, soit à la suite d'une grande frayeur.

 

457     

laîd

Ièsse ossi laîd qui l' diâle.

T. L. Etre aussi laid que le diable. C'est être affreusement laid.

 

458     

laîd

Il è-st-ossi laîd qui l' pètchi.

T. L. Il est aussi laid que le péché.

Se dit de quelqu'un physiquement laid.

 

459     

laudje

LARGE

Il a todi stî laudje, maîs c' èst dès spales.

T. L. Il a toujours été large, mais c'est des épaules. Se dit de quelqu'un qui n'est guère généreux.

 

460     

lèt

LIT

On faît s' lèt comeon s' vout coûtchi.

T. L. On fait son lit comme on veut se coucher.

S'emploie pour signifier que généralement la récom­pense est fonction de l'effort.

 

461      

lètchi

LÉCHER

Ci n' èst nin à lètchi lès meurs, qu' on s' ècrache.

T. L. Ce n'est pas à lécher les murs, qu'on s'engraisse.

Il faut se bien nourrir pour se fortifier.                         

 

462     

leûp

LOUP

Lès leûps ni s' mougnèt nin inte zèls.

T. L. Les loups ne se mangent pas entre eux.

Généralement les méchants s'épargnent entre eux.

 

463     

leûp

On n' rèssère nin lès leûps dins lès polis.

T. L. On ne renferme pas les loups dans les poulaillers.

Il ne faut pas mettre quelqu'un dans un lieu où il peut faire aisément beaucoup de mal.

 

464     

leûp

On n' cause jamaîs do leûp sins veûy si quèwe.

T. L. On ne parle jamais du loup sans voir sa queue.

Se dit lorsque quelqu'un  arrive dans  une société au moment où l'on parle de lui.

= Quand on cause do leup, on vèt s' quèwe.

 

465     

leûp

C' è-st-on leûp avou one pia d' bèrbis.

T. L. C'est un loup avec une peau de brebis.

C'est un hypocrite.

 

466      

leûp

Quand on s' fèt bèrbis, on-èst mougni pau leûp.

cf. - bèrbis 62. i

 

467     

leûp

Si foute è l' gueûye do leûp.

T. L. Se jeter dans la gueule du loup.

C'est s'exposer à un péril certain.

 

468     

leûp

On faît todi l' leûp pus gros qu' i n' èst.

T. L. On fait toujours le loup plus gros qu'il n'est.

On exagère facilement la relation d'un fait, d'une situa­tion.

 

469     

leûp

Adârè come on leûp.

T. L. Surgir comme un loup.

C'est se précipiter sauvagement vers quelqu'un. o

 

470     

leûp

I faut afîye fè l'leûp po n' nin ièsse sitron.nè.

T. L. Il faut parfois faire le loup pour ne pas être étranglé.

Il faut parfois se faire méchant pour n'avoir pas à subir les caprices des autres.

 

471      

leûp

Mougni come on leûp.

T. L. Manger comme un loup. C'est manger goulûment.

 

472     

leûp

I faut afîye ûlè avou lès leûps.

T. L. Il faut parfois hurler avec les loups.

Il faut parfois se conformer aux manières et opinions avec qui l'on se trouve, même si on ne les approuve pas.

 

473     

leûp

I faut sawè ûlè avou lès leûps èt bawyi avou lès tchins.

T. L. Il faut savoir hurler avec les loups et aboyer avec les chiens.

Cela signifie qu'il faut savoir s'adapter à toutes les situ­ations.

 

474     

lin.we

LANGUE

L'awè su l' bètchète do l' lin.we.

cf. - bètchète 66.

 

475     

lin.we

Donè s' lin.we au tchèt.

T. L. Donner sa langue au chat.

C'est renoncer à deviner quelque chose.

 

476     

lin.we

Si piède avou s' lin.we.

T. L. Se perdre avec sa langue.

C'est être trop bavard, ne pas discerner ce qui peut de ce qui ne peut être dit.

 

477     

lin.we

Fè alè s' lin.we.

T. L. Faire aller sa langue.

C'est calomnier, médire.

 

478     

lin.we

I vaut mia ratenu s' lin.we qui d' mau causè.

T. L. Il vaut mieux retenir sa langue que de mal parler.

Il  est  préférable  de se taire que  risquer de froisser quelqu'un.

 

479     

lin.we

Tinu s' lin.we è s' potche.

T. L. Tenir sa langue en poche.

C'est se taire, ne rien divulguer de ce qu'on pourrait savoir.

 

480     

lin.we

Awè one mwaîje lin.we.

T. L. Avoir une mauvaise langue.

Se dit à une personne qui aime à médire.

 

481     

lin.we

Agni è s' lin.we.

T. L. Se mordre la langue.

Se dit à quelqu'un qui, par inadvertance, a parlé d'une chose qu'il aurait souhaité pouvoir taire.

 

482     

lin.we

C' è-st-avou l' lin.we dès coméres qu' on faît lès mèyeûses dès s'mèles.

T. L. C'est avec la langue des femmes qu'on fait les meil­leures semelles.

Se dit ironiquement pour taquiner les femmes qui pas­sent pour être plus bavardes que les hommes et considérer de ce fait que leur langue est inusable.

 

483     

lin.we

Taîjoz-vos,  grande lin.we.

T. L. Taisez-vous, grande langue.

Se dit à quelqu'un qui ne peut s'empêcher de tout raconter, le bien comme le mal.

 

484     

lin.we

Awè one lin.we à trinte-chîs toûrnants.

T. L. Avoir une langue à trente-six tournants.

Se dit d'une personne qui n'est jamais prise au dépour­vu lorsqu'il s'agit de dire du mal de son prochain.

 

485     

lin.we

Li lin.we d' on moya vaut mia qui l' cine d' on minteûr.

T. L. La langue d'un muet vaut mieux que celle d'un men­teur.

La langue d'un muet ne pourra jamais causer de tort à personne tandis que celle d'un menteur est capable des pires choses.

 

486     

lin.we

Satchi one lin.we come on tchausse-pîd.

T. L. Tirer une langue comme un chausse-pied.

C'est haleter, éprouver de grandes difficultés à retrou­ver son souffle.

C'est aussi désirer avec avidité.

 

487     

lîve

LIÈVRE

Ewou-ce qu' i gn-a dès lîves, gn-a dès tchèsseûs.

T. L. Où il y a des lièvres, il y a des chasseurs.

Là où il y a un attrait quel qu'il soit, il y a des gens pour s'y intéresser.

 

488     

loyin

LIEN

Choretè s' loyin.

T. L. Casser son lien (attache).

C'est être infidèle à son conjoint.

 

489     

loyin

Trin.nè s' loyin après one saqwè.             

T. L. Traîner son lien après quelque chose.

C'est éprouver une forte envie.

= Câssè s' loyin après one saqwè.

 

490     

lunète

LUNETTE

Bondjoû lunète,

À r'veûy brayète.

T. L. Bonjour lunette, Au revoir braguette.

Se dit ironiquement à quelqu'un qui doit porter lunet­tes, ceci étant généralement un signe précurseur de vieil­lesse et par comparaison d'impuissance.

 

491      

maî

PÉTRIN

Li tchèt a tchî o l' maî.

cf. - tchèt 887.

 

492     

maî

Mète sinte Marîye o l' maî.

T. L. Mettre sainte Marie dans le pétrin.

Se dit plaisamment à une ménagère qui a mis trop de liquide dans sa pâte et qu'elle ne parvient pas à la pétrir comme il se doit.

 

493     

maîsse

MAÎTRE

Trouvè s' maîsse. (= Toumè à s' maîsse.)        

T. L. Trouver son maître. (/ Tomber à so maître.)

C'est se trouver face à quelqu'un de plus fort, de plus habile, de plus fin que soi.

 

494      

maîsse

Ièsse pris à s' maîsse.

T. L. Etre pris à son maître.

C'est se heurter à une autorité plus forte que soi.

 

495     

maîsse

Ièsse à s' dêrin maîsse.

T. L. Etre à son dernier maître.

Se dit par exemple à propos d'un héritage qui échoit à un prodigue, d'un jouet confié à un enfant destructeur.

 

496     

maîsse

Au trwèzin.me côp,; on veut lès maîsses.

T. L. Au troisième coup, on voit les maîtres.

Il ne faut pas se laisser abattre par un insuccès, il faut persévérer.

 

497      

maîsse

Si fwârt qu'on seûy,  on trouve todi s' maîsse.

T. L. Si fort que l'on soit, on trouve toujours son maître.

On ne doit pas se placer au-dessus de tout le monde, on s'exposerait à des déceptions.

 

498     

make

TRÈFLE

Quand i n' toûne nin dès pêles, c' èst dès makes.

cf. - pèle 671.

 

499     

maleûr

MALHEUR

On maleûr, c' èst d' rapèche si bèle-mére qui s' nèye.

T. L. Un malheur, c'est de repêcher sa belle-rnère qui se noit.

Se dit ironiquement à quelqu'un qui se lamente exa­gérément à propos d'une petite contrariété au point de considérer celle-ci comme un malheur.

 

17:44 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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