08/03/2012

spots walons / proverbes & expressions en langue wallonne (sûte / suite)

100     

botike

BOUTIQUE

Tinu (on p'tit) botike pa-d'zos sès cotes.

T. L. Tenir boutique sous ses jupes. C'est se prostituer.

 

101      

botroûle

NOMBRIL

Il a s' botroûle qui clape à s' dos.

T. L. Il a son nombril qui colle à son dos.

Se dit de quelqu'un affreusement maigre.

 

102     

botroûle

I n' a nin waîti s' botroûle en s' lèvant.

T. L. Il n'a pas regardé son nombril en se levant.

Se dit de quelqu'un qui est de mauvaise humeur.

 

103     

boû

BŒUF

Comprinde boû po vatche.

T. L. Comprendre bœuf pour vache.

C'est confondre, comprendre de travers.

 

104     

boû

Prinde li boû pa sès cwanes.

T. L. Prendre le bœuf par les cornes.

C'est réagir avec fermeté devant les difficultés.

105     

boû

Mète li tchèrûwe divant lès boûs.

 cf. - tchèrûwe 874.

= Brider si tch'vau pau cu.

T.L. Brider son cheval par le derrière.

 

106     

boû

Li ci qui prind on-ou, pudreut bin on boû.

cf. - ou 607.

 

107     

boû

I tanfèle (= sofèle) come on boû mau touwè.

cf. - tanflè 856.

 

108     

boudin

BOUDIN

Pont d' caurs, pont d' boudin.

cf. - caur 147.

 

109     

bourdouches

Passé lès bourdouches.

T. L. Passer les « bourdouches ».

C'est subir la punition qui consiste à passer entre deux rangées de compagnons qui frappent la victime à  l'aide d'écharpes tordues.   Passer à  tabac.   Par extension,  c'est devoir subir le châtiment d'une faute. Note. — « bourdouches » ne s'emploie pas en dehors de l'expression.

 

110     

boûre

BOUILLIR

Fè boûre li marmite.

cf. - marmite 516.

 

111     

bourike

BOURRIQUE

Tourné à bourike.

T. L. Tourner en bourrique.

Devenir stupide ; se laisser amener à faire aveuglément toutes les volontés d'une personne.

 

112     

boûsse

BOURSE

Pwartè s' boûsse à maule.

T. L. Porter sa bourse au mâle.

Se dit par plaisanterie quand on n'a plus d'argent dans sa bourse.

Note. — On la porte au mâle, sous entendu pour la rendre pleine.

 

113     

boûsse

I s' ètindèt come dès côpeûs d' boûsse.

T. L. Ils s'entendent comme des coupeurs de bourse (= sorte de pickpocket).

Se dit de gens qui sont d'intelligence pour faire quel­que chose de blâmable.

 

113b

boûsse

I gangne dès caurs come on côpeû d' boûsse.

T.L. Il gagne des sous comme un coupeur de bourse.

Il gagne de l'argent malhonnêtement.

 

114     

boûsse

Sère ti boûsse, c' èst mi qui paye.

T. L. Ferme ta bourse, c'est moi qui paie.

Se dit ironiquement à quelqu'un dont la braguette est entr'ouverte.

 

115     

boutè

POUSSER

Li pus fwârt qu' il a bouté, c' èst po tchîr.

T. L. Le plus fort qu'il a poussé, c'est pour chier. Se dit à propos d'un fainéant.

 

116     

bouwéye

LESSIVE

Lès man.nètès bouwéyes,  on lès faît è s' maujone.

T. L. Les sales lessives, on les fait en sa maison.

Il ne faut pas mettre le public dans la confidence des dissensions familiales.

Il faut laver son linge sale en famille.

 

117     

braîre

PLEURER

On n' saureut braîre èt t'nu l' tchandèle.

T. L. On ne saurait pleurer et tenir la chandelle.

Signifie qu'il est malaisé de faire deux choses à la fois.

 

118     

brayète

BRAGUETTE

Is sont parints do costè do l' brayète.

T. L. Ils sont parents du côté de la braguette.

a)   Se dit d'un homme et d'une femme qui, sans être mariés, ont en commun des relations sexuelles.

b)   Se dit parfois ironiquement à des personnes qui se trou­vent être de parenté lointaine.

 

119     

brayète

Bondjou lunète,

A r'veûy brayète.

cf. - lunète 490.

 

120     

brayète

Ële a dès-ouys qui satchèt à brayète.

cf. - ouy 615.

 

121      

brèssi

BRASSER

Come on l' brèsse, on l' bwèt.

T. L. Comme on la brasse, on la boit.

On est généralement récompensé à l'image des efforts, du travail consenti.

 

122     

brèsseû

Ëwou ç' qui l' brèsseû passe, li bolèdjî n' passe nin.

T. L. Où le brasseur passe, le boulanger ne passe pas.

Celui qui boit trop, mange peu. Se dit généralement en mauvaise part laissant sous-entendre que l'alcool amène la pauvreté.

 

123     

brocale

ALLUMETTE

Èlle a dès djambes come dès brocales.     

 

124     

brouwèt

BROUET

Toumè à brouwèt (d'tchitches).

T. L. Tourner à brouet (de pommes séchées).

C'est aller à vau-l'eau, péricliter.

 

125     

bûre

BEURRE

Promète pus d' bûre qui d' pwin.

T. L. Promettre plus de beurre que de pain.

C'est promettre plus que l'on veut ou qu'on ne peut tenir ; exagérer des promesses pour séduire.

 

126     

bûre

S' alè mète li cu dins l' bûre (ou o bûre).

T. L. Aller se mettre le cul dans le beurre.

C'est contracter un mariage heureux et à l'abri de sou­cis matériels.

 

127     

bûre

Faute di bûre, on mindje do stofè.

T. L. A défaut de beurre, on mange du fromage.

A défaut de mieux, il faut se contenter de ce que l'on a.

 

128     

burton

MOIGNON  de chou

I faut awè fwin  d' djote po mougni dès burtons.

cf. - djote 323.

 

129     

bwagne

BORGNE

Toumè d' on bwagne su on-aveûle.

T. L. Tomber d'un borgne sur un aveugle.

C'est aller de mal en pis.

 

130     

bwagne

Ièsse bwagne d' on-ouy et aveûle di l' ôte.

T. L. Etre borgne d'un œil et aveugle de l'autre.

C'est ne se rendre compte de rien, ne comprendre rien à  rien.

 

131      

bwâre

BOIRE

Bwâre cèke èt tonia.

T. L. Boire cercle et tonneau.

Se dit quand on éprouve une soif insatiable. Par exten­sion, c'est s'adonner à la boisson jusqu'à la ruine totale.

 

132     

bwâre

Bwâre come on trau.

T. L. Boire comme un trou.

C'est boire immodérément.

 

133     

bwâre

Come on l' brèsse, on l' bwèt.

cf. - brèssi 121.

 

134     

bwêrlè

HURLER

Bwêrlè come on tchin qui stron.ne.

T. L. Hurler comme un chien qui étrangle.

C'est crier d'une voix aiguë et perçante.

 

135     

bwêrlè

Bwêrlè come on pièrdu.

T. L. Hurler comme un perdu.

C'est crier, appeler à gorge déployée.

 

136    

bwêrlè

Quand on bwêrléye come on via, on mosture qu' on è-st-one bièsse.

T. L. Quand on beugle comme un veau, on montre qu'on est une bête.

Signifie que l'individu ne tire aucun avantage à crier ou tempêter à tort et à travers.

 

137     

bwès

BOIS

Li vî bwès prind rade feu.

T. L. Le vieux bois prend vite feu.

Se dit des vieillards qui s'enflamment vite.

NB Aussi: Quand l' feu prind dins lès vîys fagots!

 

138     

bwès

C'èst do bwès d' ralondje.

T. L. C'est du bois d'allonge.

C'est un moyen de gagner du temps, c'est un palliatif.

 

139     

bwès

Il èst do bwès qu' on faît  lès violons.

T. L. Il est du bois qu'on fait les violons.

Se dit d'un homme, qui, par complaisance ou par fai­blesse, ne veut ou n'ose contredire personne ; de quelqu'un qui se caractérise par une bonté excessive.

 

140     

bwès

Ièsse ritapè avou do mwaîs bwès.

T. L. Etre retapé de mauvais bois.

Se dit à propos d'un malade chez qui une intervention chirurgicale ou simplement une amélioration de son état de santé ne laisse aucun doute sur une proche issue fatale.

 

141     

bwès

Falu-z-èralè pau bwès.

T. L. Falloir retourner par le bois.

C'est subir un échec, une déception. Note. — On ajoute parfois : à pîd, sins lampe.

 

142      

bwès

Mostrè di qué bwès qu' on s' tchaufe.

T. L. Montrer de quel bois on se chauffe.

C'est montrer de quoi l'on est capable, quel homme on est.

 

143     

cadâve

CADAVRE

Si l' mwârt nè l'rabiasit nin, i f'rè on laîd cadâve (= on laîd mwârt).

cf. - mwârt 573.

 

144     

canada

POMME DE TERRE

Dj' in.me ostant deûs-ous qu' on canada.

cf. - ou 604.

 

145     

canlète

COMMÈRE

Alè à l' canlète.

T. L. Aller chez la commère.

C'est-à-dire aller commérer.

 

146     

cassi

LANCER

Il a stî cassi à l' uch come on stron su one palète.

T. L. Il a été jeté à la porte comme un étron sur une palette. Se dit de quelqu'un qui s'est fait rabrouer sévèrement.

Note. — Cassi : est un terme qui ne s'emploie généralement que dans le jeu de balle pelote et qui signifie : lancer en frappant de la main. Il y a donc dans cette expression une certaine allusion.

 

147     

caurs

ARGENT

Pont d' caurs, pont d' boudin.

T. L. Pas de sous, pas de boudin.

Sans argent, on ne peut rien avoir.

 

148     

cayau

CAILLOU

Si fond qu' on-z-ètère on cayau,  i vint todi on momint qu' on l' rimèt à djoû.

T. L. Aussi profondément qu'on enterre un caillou, il vient toujours un moment qu'on le remet au jour.

Il est difficile de se corriger définitivement d'un défaut.

 

148b

cèréje

CERISE

- Ça va?  - Come on mârtchand d' cèréjes è l' iviêr!

 

149     

cèréji

CERISIER

lèsse li cèréjî dès pôves.

T. L. Etre le cerisier des pauvres.

Se dit d'une femme aux mœurs légères et qui se donne à tout venant plus pour satisfaire sa passion que par appât d'un profit quelconque.

Note. — On ajoute parfois : tôt I' monde gripe dissus.

 

150      

c'fèssion

CONFESSION

A l' après do causè, on moûrt sins c'fèssion (= sins s' cofèssî).

T. L. Faute de parler, on meurt sans confession.

Nous ne devons pas espérer qu'on satisfasse à nos désirs si nous les laissons ignorer.

 

151      

c'fèssion

On lî donreut I' Bon Diè sins c(o)fèssion.

T. L. On lui donnerait le Bon Dieu sans confession.

Se dit de quelqu'un dont l'extérieur honnête dissimule un intérieur perverti.

 

152       

chance

CHANCE

Il a do l' chance qui s' pa a v'nu au monde divant li.

T. L. Il a la chance que son père soit venu au monde avant lui.

Se dit de quelqu'un qui dilapide à la légère ce qui lui vient de ses parents.

 

153     

chaule

ÉCHELLE

Li ci qui tint l' chaule è-st-ossi vaurin qu' l'ôte.

T. L. Celui qui tient l'échelle est aussi vaurien que l'autre.

Le complice est aussi coupable que le malfaiteur.

 

154     

ciél

V'lu alè au ciél sins chaule.

T. L. Vouloir aller au ciel sans échelle.

C'est prétendre réussir sans consentir d'efforts.

 

155     

chite

DIARRHÉE

Ni sawè aye po l' chite.

T. L. Eprouver des difficultés! même) pour foirer.

Se dit ironiquement de personnes de revenus modestes qui veulent vivre au-dessus de leurs moyens.

Note. — On ajoute parfois : et fè l' ronflant, (faire des embarras).

 

156     

chovè

BALAYER

Lès novîas ramons chovèt voltî.

cf. - ramon 770.

 

157     

chovè

Èle chove voltî l' pavéye dès vèjins.

T. L. Elle balaie volontiers le pavé de ses voisins.

Se dit d'une  personne qui  se  mêle des affaires des autres.

 

158     

chuflèt

SIFFLET

Awè s' chuflèt côpè.

T. L. Avoir le sifflet coupé.

C'est ne savoir plus que dire, avoir le caquet rabattu.

 

159     

chure-pot

ÉCUREUR

Il est nwâr come on chure-pot.

cf. - nwâr 594.

 

160     

clapè

BRIMBALER

Il a tofêr on fiêr qui clape.

cf. - fier 393.

 

161     

clau

CLOU

C' èst dès claus d' vacha.

T. L. Ce sont des clous de cercueil.

Se dit ironiquement à quelqu'un qui se lamente outre mesure pour de petits riens.

Se dit aussi à propos de tous les maux qui frappent les vieillards.  

NB On répond:

Tant qui ç' n' èst nin co lès plantches!

 T.L. Tant que ce ne sont pas encore les planches!

                                             

162     

clau

Rachonè dès claus d' vacha.

T. L. Rassembler des clous de cercueil.

C'est avancer l'heure fatale en se conduisant mal. Se dit souvent ironiquement à celui qui boit immodérément, à chaque verre qu'il ingurgite.

 

163     

clau

On clau tchèsse l' ôte.

T. L. Un clou chasse l'autre.

Une nouvelle passion, un nouveau goût en fait oublier un autre.

 

164     

clau

I n' si pingne nin avou on clau.

T. L. Il ne se peigne pas avec un clou.

Se dit de quelqu'un pour qui rien n'est trop beau et qui a son bien-être.

 

165     

clau

I faureut ièsse pindu à on clau.

cf. - pindu 702.

 

166     

clau

Rilûre come on clau d' keûve.

cf. - rilûre 785.

 

167     

clotche

CLOCHE 

Li ci qu' n' ètind qu' one clotche n' ètind qu' on son.

T. L. A n'entendre qu'une cloche, on n'entend qu'un son. Lors d'un différend entre deux personnes, il est sage d'entendre les deux parties avant de porter un jugement.

 

168     

clotchi

CLOCHER

I faut qui l' clotchî seûye au mitan do viyadje.

T. L. Il faut que le clocher soit au milieu du village.

Il faut mettre à la portée de chacun une chose dont le monde a besoin ou doit profiter.

C'est aussi vouloir tout mettre en œuvre pour que la bonne entente règne au maximum.

 

169     

coche

BRANCHE

Potchi d' one coche su l' ôte.

T. L. Sauter d'une branche à l'autre.

C'est passer brusquement d'un sujet à l'autre en ne s'arrêtant à aucun et en les traitant tous superficiellement.

 

170     

coche

Si ratrapè auzès coches.

T. L. Se rattraper aux branches.

Se dit de l'orateur ou du causeur qui a perdu le fil de ses idées et qui s'appesantit sur un détail accessoire pour gagner du temps et retrouver son thème.

 

171      

coche

S' aspoyi su one mwaîje coche.

T. L. S'appuyer sur une mauvaise branche.

C'est compter sur un secours qui n'arrivera pas.

 

172    

coche

Si t'nu aus coches.

T. L. Se tenir aux branches. C'est assurer sa sécurité.

 

173    

coche

Si ratenu aus coches.                 

T. L. S'accrocher aux branches.

C'est recourir à tous les moyens, bons ou mauvais, pour se tirer d'embarras.

NB  Aussi: Satchî à totes lès coches.

T.L. Tirer à toutes les branches.

 

174     

keûr

COEUR

Awè on keûr come on-èglume di mârchau.

T. L. Avoir un cœur comme une enclume de maréchal.

C'est être insensible aux grandes douleurs, ne pas com­patir au malheur d'autrui.

 

175     

keûr

Awè mau s' keûr.

T. L. Avoir mal au cœur. C'est envier, jalouser.

 

176     

keûr

Awè on keûr di pîre.

T. L. Avoir un cœur de pierre.

C'est manquer de charité envers autrui ; être insensible aux douleurs des autres.

 

177     

keûr

Il a s' keûr qui bat come li cu d'on mauvi.

T. L. Il a son cœur qui bat comme le cul d'un merle. Se dit de quelqu'un qui a des palpitations.

 

178    

colon

PIGEON

Tapè lès pwès d'vant lès colons.

cf. - pwès 755.

 

179     

colon

On bon colon r'toume todi su l' apau.

T. L. Un bon pigeon retombe toujours au pigeonnier.

Se dit plaisamment à quelqu'un qui réintègre son domi­cile après une absence.

Note. — Apau signifie planche d'appel d'un pigeonnier.

 

180     

compte

COMPTER

Li ci qui compte tot seû,  compte deûs côps.

T. L. Celui qui compte seul, compte deux fois.

On se trompe ordinairement quand on compte sans celui qui a intérêt à l'affaire, quand on espère ou qu'on promet une chose qui ne dépend pas absolument de soi.

 

181     

consèyeû

CONSEILLEUR

Lès consèyeûs ni sont nin lès payeûs.

T. L. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Se dit à ceux qui s'ingénient à donner des conseils hors de propos, pour leur faire entendre qu'ils ne doivent pas en donner, ou qu'ils ont tort d'en donner.

Celui qui conseille ne paye point les fautes qu'il peut faire commettre.

 

NB Aussi: C' è-st-insi qu' on-z-ènonde lès sots.

T.L. C'est ainsi qu'on excite les sots.

 

182     

contint

CONTENT

Ièsse binauje do ièsse contint.

cf. - binauje 85.

 

183     

contint

Li ci qu' n' èst nin contint su l' têre n' a qu' à r'moussi d'dins.

T. L. Celui qui n'est pas content sur la terre, n'a qu'à rentrer dedans.

Expression qu'on adresse à celui qui se plaint de tout et toujours.

 

NB = Li ci qu' n' èst nin contint insi n' a qu' à li r'toûrner.

T.L. Celui qui qui n'est pas content ainsi n'a qu'à la retourner.

 

184     

contintemint

Contintemint passe ritchèsse.

T. L. Contentement passe richesse.

Mieux vaut être pauvre et content que riche et tour­menté  d'inquiétude.

 

185     

contintè

I n' faît nin auji contintè l' diâle èt s' bèle-mére.     

T. L. Il ne fait pas facile de contenter le diable et sa belle-mère.

Le plaisir que l'on procure à quelqu'un peut faire envie ou déplaire à une autre personne.

 

NB Et on ajoute parfois: ..., s' apinse li ci qu' n' aveut ont d' bèle-mére.

T.L. ..., dit celui qui n'avait pas de belle-mère.

 

186     

cok

COQ

On bon cok n'bèst jamaîs craus.

T. L. Un bon coq n'est jamais gras.

Les passions trop ardentes empêchent d'engraisser.

Variante  :

On bon maule n' èst jamaîs craus.

T. L. Un bon mâle n'est jamais gras.

 

187     

cokmwâr

COQUEMAR

Nos n' bolans pus au min.me cokemwâr.

T. L. Nous ne faisons plus bouillir dans le même coquemar.

C'est vivre en mésintelligence.

 

188     

coradje

COURAGE

Prinde si coradje à deûs mwins.

T. L. Prendre son courage à deux mains.

C'est savoir souffrir patiemment l'adversité ; ne pas se laisser abattre.

C'est aussi se mettre résolument au travail malgré toute espèce de difficultés.

 

189      

coradje

Li coradje èst bon maîs l' ovradje est deur.

T. L. Le courage est bon mais l'ouvrage est dur.

Se dit lorsque l'on doit faire face à de sérieuses diffi­cultés, voire lorsqu'il s'agit de surmonter une grande peine.

 

190     

coron

BOUT

Mète lès corons (= lès d'bouts) èssone.     

T. L. Joindre les bouts.

Avoir tout juste de quoi subsister.

 

191      

coron

Ni sawè mète lès corons èchone.

T. L. Ne savoir mettre les bouts ensemble. C'est avoir trop peu pour subsister.

 

192     

coron

Ni pus sawè v'nu à coron.

T. L. Ne plus savoir venir à bout.

C'est éprouver de sérieuses difficultés à maintenir son autorité sur quelqu'un.

Ne plus pouvoir mener à bien un travail.

 

193      

coron

Ièsse au coron d' sès rôyes.

T. L. Etre au bout de ses lignes.

C'est arriver au terme de ses difficultés ; se dit aussi de quelqu'un qui est à l'article de la mort.

 

193b

coron

Ni nin co ièsse au coron d' sès rôyes. (= ... au d'bout dès rûses.)

T.L. Ne pas encore être au bout de ses lignes.

C'est ne pas arriver au terme de ses difficultés.

 

194    

coron

Ièsse tot-au coron.        

T. L. Etre tout au bout.

C'est être à la limite de ses possibilités physiques, être essoufflé.    

NB = Ièsse às' dêrène.

 T.L. Etre à sa dernière.

                                                 

194b

coster

Dji vos l' riprind po l' pris qu' ça cosse.

T.L. Je vous le reprends pour le prix que cela coûte.

= Dji vos l' rèpète come djè l' a oyu.

Je vous le répète comme je l'ai entendu.

 

195     

costeure

COUTURE

Rabate lès costeures.

T. L. Rabattre les coutures.

Se dit avec accompagnement de gestes et ironiquement à ceux qui portent un habit neuf pour les inviter à offrir un verre.

cf. - dwârmu 343.

 

196     

costîre

COUTURIÈRE

Èles sont come lès costîres di Leûze,

Qu' in.mèt mia dwârmu qu' do keûse.

 

197     

cote

JUPE

Tinu botike pa d'zos sès cotes.

cf. - botike 100.

 

198     

cote

Èle forboût (= boût foû) d' sès cotes.

T. L. Elle bout à l'excès hors de ses jupes.

Se dit d'une femme ardente, recherchant la compagnie et le commerce des hommes.

 

199     

cote

C' è-st-on vî (ri)trosseû d' cotes.

T. L. C'est un vieux « trousseur » de jupes. Se dit à propos d'un vieux libertin.

 

17:47 Écrit par justitia & veritas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.